ŒUVRER SUR LE TERRAIN

Créée en 1991 par des moudjahidates et des femmes et hommes de la société civile, l’association nationale SOS Femmes en détresse a été agréée en 1992. Venant en aide aux femmes et aux enfants en danger, sans distinction de race, nationalité ou religion, elle agit pour :

  • La mise en place de lois égalitaires entre les femmes et les hommes,
  • L’accueil et le soutien multidisciplinaire aux femmes victimes de violences et leurs enfants,
  • L’insertion et la réinsertion des femmes dans le cir¬cuit socioéconomique,
  • L’autonomisation socioéconomique des femmes par la micro-entreprise.

Le Centre D’accueil

Né en 1993, le Centre d’accueil de l’association protège et prend en charge les femmes victimes de discrimina¬tions ou de violences ainsi que les mères-célibataires et leurs enfants. Il s’agit du premier centre de ce type en Algérie. Il a aussi accueilli, en 2005, des migrantes seules ou avec enfants et, en 2014, des Palestiniennes et leurs enfants fuyant les bombardements de Ghaza. Des femmes de diverses nationalités ont été hébergées et soutenues par le centre à l’issue de mariages mixtes difficiles (enlèvement des enfants par leurs pères). Situé au cœur d’Alger et composé initialement de deux chalets vétustes, le Centre a été totalement reconstruit. Sa capacité d’accueil a été triplée et il a été doté d’ateliers de formation, d’un restaurant ainsi que d’une crèche. Cette entreprise a été menée grâce à un partenariat avec la Fondation Lleida Solidaria, la Mairie de Barcelone et l’agence de coopération inter¬nationale au développement catalane et espagnole. Le Centre d’accueil constitue la clé de voûte de l’action de SOS Femmes en détresse dont il est aussi le siège.

Les Centres D’écoute

SOS-FED a été une association pionnière des centres d’écoute juridique et psychologique au profit des femmes. Celui d’Alger s’est inscrit dans un projet maghrébin financé de 1995 à 2003 par la Fondation Heinrich Boell. De 2004 à 2006, le centre d’Alger a été soutenu par la Fondation Friedrich Ebert. Animés par des juristes et psychologues qui ont béné¬ficié de formations adaptées, ces centres ont joué un grand rôle, tant en matière de conseil et de soutien aux femmes que de recueil d’informations précises sur les discriminations et violences. L’expérience maghrébine a donné lieu à l’édition du livre « Casablanca, Alger, Tunis ; Femmes unies contre la violence » qui a fait l’objet d’un colloque internatio¬nal à Alger en octobre 2003. Le deuxième centre d’écoute de SOS-FED à Batna, également dans un cadre maghrébin, a reçu le sou¬tien de la Fondation Friedrich Naumann et de l’Union européenne. Ce centre a mis en place un partenariat fructueux avec la Gendarmerie nationale : guide sur les violences sexuelles et affiches distribuées à l’en¬semble des brigades de la wilaya de Batna. De même, les personnels médicaux et para médicaux de la wilaya ont été sensibilisés et préparés au traitement des vio¬lences sexuelles et à l’accueil des victimes.

CONTRE LES VIOLENCES

La lutte contre les formes diverses de violences à l’en¬contre des femmes est une préoccupation perma¬nente de l’association. Une stratégie de lutte contre ce phénomène a été mise en place avec le soutien de l’UNIFEM et présentée lors d’un séminaire en sep¬tembre 2000. Cette stratégie basée sur une enquête nationale a donné lieu à un documentaire, un plan de réinsertion socioéconomique et la sensibilisation et la formation de la Police et de la Gendarmerie à l’accueil et la prise en charge des victimes. Avec la collabora¬tion de l’INSP (Institut national de la santé publique), l’association SOS Femmes en Détresse a élaboré un guide sur les procédures médicales et juridiques à entreprendre par les femmes victimes de violences sexuelles. En concertation avec la Direction de la for¬mation de la Police, le centre d’écoute d’Alger a conçu un module de formation qui a été introduit dans 14 écoles de ce corps de sécurité.

Dans Le Sud Algérien

L’association qui œuvre sur l’ensemble du territoire national a développé une action importante dans le Sud du pays. Le bureau de l’association à Tamanrasset a créé un atelier de couture et broderie africaine avec la collaboration de la wilaya et la participation de migrantes et migrants du Mali et du Niger. Un projet d’aide au retour des migrants clandes¬tins a été mené avec la SARP (Société algérienne de recherche en psychologie) et CISP (Conseil interna¬tional de solidarité avec les peuples) et financé par la Commission Européenne : point d’accueil et de forma¬tion à Tamanrasset, aide à la création de projets indivi¬duels ou micro-entreprises dans les pays d’origine des migrant(e)s, accompagnement dans les modalités de retour dans leurs pays, médiation et assistance auprès des structures hospitalières et sécuritaires. A Djanet (wilaya d’Illizi), un centre de promotion des droits humains a été implanté en 2006. L’association a lancé, à Djanet et Ihrir, la plantation par les femmes de 700 arbres fruitiers ainsi que l’élevage de chèvres et la production de fromage. Ces actions pour l’autono¬misation économique des femmes ont été renforcées par le soutien à des micro-projets d’artisanat et des actions culturelles : mise en valeur de la langue ama¬zighe et de son alphabet, enregistrement d’un CD de chants de la troupe féminine d’Ihrir, formation aux droits d’auteurs.

SOS Femmes en détresse a réalisé ou participé à plusieurs autres projets dont :

  • Projet Anima avec la SARP et Bnet Fatma N’Soumer soutenu par l’Union européenne réhabilitation des femmes victimes du terrorisme notamment les femmes violées par les terroristes, prise en charge psychologique, juridique et administrative ainsi que la réinsertion socioéconomique (Médéa-Blida-Baraki, 2003).
  • Partenariat de l’association avec le HCR (Haut-commissariat aux réfugiés) : prise en charge psy¬chologique et juridique, assistance sociale des demanderesses d’asile et de leurs enfants et en direction des détentrices du statut de réfugiée et de leurs enfants.
  • Création d’un centre de promotion et de qualifi¬cation pour l’intégration économique et la réduc¬tion de la discrimination sociale de la Femme au Maghreb. En prolongement du projet de Centre de promotion et de formation pour les victimes de vio¬lences qui a duré 3 ans, financé par le CIDEAL et la coopération espagnole. (Formations, micro-crédits, coopératives). Au bout de 36 mois, 61 micro-entre¬prises ont été créées pour 132 bénéficiaires.
  • Projet maghrébin « Pour une meilleure insertion des mères célibataires au Maghreb ». Formation des intervenants étatiques et associatifs. Réalisation d’un documentaire et édition d’un livre. Partenaires : INSAF Casablanca, RAET Nabeul-Sousse, SOS-FED Alger, Santé Sud AFD France et U.E.

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